Mythe & préjugés

Les mythes et les croyances à propos des victimes d’agression sexuelle et des agresseurs sexuels sont nombreux et tenaces.

Les victimes peuvent faire face à de nombreux préjugés.

L’agression sexuelle est un acte de violence et non de sexualité impulsive.

Mythes à propos des femmes

Les mythes les plus fréquents à propos des femmes sont, entre autres:

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Il est impossible d’agresser sexuellement une femme qui ne consent pas.

Les femmes ne cherchent pas à être agressées, humiliées ou bafouées dans leur intimité comme dans leur intégrité. Ce mythe entretient l’idée que la femme est responsable d’avoir été agressée. Les agresseurs sexuels utilisent la violence ou la menace et dans certains cas, utilisent des médicaments, des drogues ou de l’alcool pour contraindre leur victime. Plusieurs femmes chercheront à éviter d’être blessées davantage en demeurant passives. Il est possible d’agresser sexuellement une femme non consentante.

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Les femmes portent plainte sans raison.

Selon diverses études, moins du quart des agressions sexuelles sont déclarées à la police.

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Les femmes provoquent les agressions sexuelles par leur comportement et leur habillement.

Un des mythes les plus souvent entendus est que les femmes provoquent les agressions sexuelles ou leur agresseur, que ce soit par leur comportement, leur attitude ou encore leur apparence. Que ce soit le fait de faire de l’autostop, de sortir tard le soir, de consommer de l’alcool ou des drogues, de s’habiller d’une manière séduisante, de vouloir établir une relation avec un homme ou d’accompagner un homme à son domicile, il ne s’agit pas d’une provocation ni d’une invitation à une agression sexuelle.

Mythes à propos des agresseurs sexuels

Comme pour les victimes, plusieurs mythes entourent les agresseurs sexuels.

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Les agresseurs sexuels sont des inconnus.

Dans les faits, l’agresseur est habituellement une personne connue de la victime, qui profite de sa relation de confiance ou d’autorité avec cette dernière pour l’agresser sexuellement. L’agresseur sexuel est une personne qui partage généralement sa vie avec un partenaire lui permettant d’exprimer activement et régulièrement sa sexualité. Les agresseurs sexuels peuvent aussi être des professionnels comme un thérapeute, un médecin, un psychiatre, un entraîneur sportif ou un professeur.

Dans 70 à 85% des cas déclarés à la police, l’agresseur sexuel est connu de la victime.

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Les agresseurs sexuels ont tous des problèmes de santé mentale.

Les agressions sexuelles ne sont pas commises par des hommes qui ont des problèmes de santé mentale. Près de 80% des victimes connaissent l’auteur présumé de leur agression sexuelle qui est, la majorité du temps, un membre de la famille immédiate ou éloignée ou une simple connaissance ayant une bonne santé mentale.

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Mythes à propos des enfants, des adolescentes et des adolescents

Plusieurs mythes entourent les agressions sexuelles des enfants, des adolescentes et des adolescents

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Les victimes doivent détester leur agresseur.

C’est à tort que l’on prétend que la victime déteste toujours son agresseur sexuel. Par exemple, dans les situations d’inceste, le fait que la victime soit coincée entre le sentiment d’avoir été trahie par l’agresseur et l’amour qu’elle lui porte crée une ambivalence. Si une adolescente est agressée par un ami avec qui une relation amoureuse s’établissait, elle pourra éprouver des sentiments ambivalents.

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Les enfants, les adolescentes et les adolescents qui éprouvent une excitation sexuelle et même un orgasme pendant l’agression sexuelle sont consentants puisqu’ils ont ressenti du plaisir.

Il est possible pour un enfant ou un adolescent d’avoir une érection à la suite d’une stimulation de ses parties génitales, même dans une situation d’agression sexuelle. Beaucoup d’enfants, d’adolescentes et d’adolescents agressés sexuellement ressentent de la culpabilité et de la honte. Ils croient à tort avoir participé de plein gré à l’agression sexuelle parce qu’ils ont eu une réaction physique. Peu importe la stimulation sexuelle et ce que la victime a ressenti, cela ne signifie pas qu’elle était consentante au moment de l’agression sexuelle.

Un enfant, un(e) adolescent(e) ou une personne adulte victime d’une agression sexuelle n’est pas responsable du comportement de l’agresseur.

Les agressions sexuelles commises envers les enfants constituent un abus de confiance et de pouvoir

Ces différents mythes tendent à blâmer les victimes d’agression sexuelle et à justifier le comportement des agresseurs sexuels.

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Les agresseurs sont des hommes aux pulsions sexuelles incontrôlables ou des malades mentaux

Cette croyance populaire représente le préjugé le plus tenace. En réalité, c’est un acte de domination. La plupart des agresseurs n’ont pas de problèmes de santé mentale (environ 3% des agresseurs plaident l’aliénation mentale comme défense).

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Les agresseurs sont, la plupart du temps, inconnus de la victime

Dans 80% des cas, ils sont proches de la victime. Donc, ils utilisent souvent des stratégies comme la manipulation, le chantage et la menace pour arriver à leurs fins.

L’agresseur, c’est un homme « ordinaire », « normal », un « monsieur tout le monde », un ami, un professionnel, une personne en autorité, un voisin, un membre de la famille, un conjoint ou une connaissance, sans distinction de religion, d’origine ou de classe sociale.

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Les femmes provoquent l’agression sexuelle

Peu importe le comportement de la femme que ce soit de faire de l’auto-stop, de sortir tard le soir, de marcher dans une rue mal éclairée, de consommer de la drogue ou de l’alcool, de s’habiller de manière séduisante ou de vouloir raccompagner un homme. Il ne s’agit pas d’une provocation à une agression. Les femmes ne cherchent pas à être agressées, humiliées ou violentées.

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Les femmes portent souvent de fausses accusations d’agression sexuelle

Le pourcentage de fausses accusations en rapport avec tous les crimes est de 2%, et aucune raison ne permet de conclure à un plus fort taux en matière d’agression sexuelle. Ce préjugé, fortement véhiculé, a comme impact de mettre en doute la parole de la victime et de donner plus de pouvoir au présumé agresseur.

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Le viol est la seule vraie agression sexuelle

Socialement, c’est trop souvent le degré de violence pendant le crime qui sert à déterminer ce qui sera considérée comme une « vraie » agression sexuelle. Cela nie la réalité vécue par beaucoup de femmes victimes d’exhibitionniste, d’attouchements, d’harcèlement, d’inceste, que l’on appelle à tort des agressions de moindre gravité.

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Les agressions sexuelles par drogue du viol sont commises par des inconnus dans des bars ou discothèque

Il ne s’agit pas de la situation la plus courante. Plusieurs femmes rencontrées dans les CALACS ont subi une agression sexuelle par drogue du viol dans un party privé, alors qu’elles se sentaient pleinement en confiance. En effet, dans 65% des cas, l’agresseur est connu de la victime. Au «palmarès des drogues du viol », l’alcool arrive en première place, suivi du cannabis.

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Si les parents avaient une vie sexuelle normale, le père ne commettrait pas l’inceste envers sa fille

Le fait de questionner la vie sexuelle du couple jette le blâme sur les femmes, qui sont traitées comme si elles étaient responsables de la sexualité des hommes (responsables de les satisfaire). Toute personne est responsable de sa propre sexualité. La vie sexuelle des parents n’a donc aucun rapport avec l’inceste.

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Une femme âgée ne peut pas subir d’agression sexuelle

Il s’agit du préjugé le plus tenace. L’agression sexuelle n’est pas le fait d’une pulsion sexuelle incontrôlable, mais un geste de violence, de pouvoir et de domination.

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